BENOUGA

L’interview exclusive de Siham Bengoua : à la conquête des Etats-Unis, elle nous raconte tout !

  • Peux-tu nous parler de ton parcours scolaire ?

J’étais dans un lycée militaire, j’ai eu mon BAC ES avec mention, et j’ai postulé principalement pour des écoles de commerce franco-américaines. Je suis tombée amoureuse de la ville de Lyon et je suis donc allée faire le CEFAM pendant 4 ans. J’ai choisi en spécialité marketing et j’ai fais mon master à Philadelphie, à Temple University où je suis restée un an et demi.

  • Pourquoi une école franco-américaine ?

Tous mes cours étaient en anglais. Ça m’a permis de devenir bilingue. J’ai toujours rêvé des States. Je prévois de partir aux Etats-Unis. J’ai déjà bien développé mon concept Youtube en France et je veux faire le pont entre la France et les États Unis pour avoir une audience américaine et internationale.

  • As-tu des projets en cours ?

Principalement développer mes contenus sur ma chaine Youtube, pour partir aux États-Unis faire des émissions et interviewer des gens là-bas. Mes références sont américaines, je suis américaine dans l’âme. Depuis petite les sitcoms, les films, et même la musique pour moi c’est les states. En France j’ai assez fait le tour : les humoristes, les acteurs, les chanteurs… j’ai envie d’autre chose. Comme je suis bilingue ça m’intéresserait de faire The Rock ou Kevin Hart en interview. J’ai envie de faire des Chris Brown, des Drake, des Travis Scott.

  • Ton nouveau concept d’émission « Kiffe My Ride » est assez inspiré de l’univers US ?

3 voitures, 1 invité, des défis. « Kiffe my ride » c’est un concept inspiré des émissions US. Les gens aiment, ils m’harcèlent pour un épisode 2. D’après moi pour faire une bonne émission il faut plusieurs ingrédients : le divertissement, que ça soit agréable à regarder. Le temps, il doit être bien calculé pour pas que le spectateur s’endorme. Le suspens, comme dans mon épisode avec Vargas quand on s’est retrouvé dans la voiture avec un serpent. Et l’humour : la personne doit passer un bon moment, il faut qu’elle rigole.

  • Comment fais-tu pour jongler avec tous ces projets ?

Je suis célibataire, et je n’ai pas d’enfant *ahah*. Ma vie c’est mon travail, c’est ma carrière. Je suis quelqu’un de très ambitieux je pense que c’est mon père qui m’a transmis ça. Il m’a toujours éduquée avec des valeurs fondamentales de travail, de respect et d’ambition. Il me disait « Tout ce que tu veux faire dans ta vie il faut que tu l’imagines et ça arrivera. Il faut que tu travailles dur pour ça » donc pour moi c’était important d’honorer sa mémoire. De faire de longues études et de pouvoir m’émanciper grâce à ça.

  • Ta chaîne Siham TV a commencé par des interviews de candidats de TV réalité ?

J’ai utilisé ce biais pour pouvoir atteindre le maximum de personnes parce que c’est très populaire et ça marche bien. Mais maintenant j’en fais très peu. En France c’est très mal vu de faire que de la télé-réalité, du clash etc… J’ai décidé d’accorder plus de crédit au contenu et aux personnes qui travaillent beaucoup. Quand je reçois Amel Bent je sens son travail, elle vient raconter son parcours artistique et je trouve ça très intéressant. Je veux que mes interviews inspirent les jeunes et leur prouvent que tout est possible. Ça me fait plaisir de montrer des parcours qui sont partis de rien, ça donne espoir.

  • Penses-tu avoir toujours cette étiquette télé-réalité ?

Les gens font très vite le pont entre télé-réalité, bimbo et idiote. Ça a été compliqué pour moi d’enlever cette étiquette, je le fais progressivement, on m’en a proposé énormément des télé-réalités. Mais en France on ne te prend pas au sérieux quand tu en as fait. Et la pour enlever cette image un peu négative, il faut travailler. Moi j’assume, je suis la première à assumer mon passé de télé-réalité ça m’a permis d’avoir une communauté et d’avoir des gens qui me suivent. Ça reste très compliqué d’effacer cette image et qu’on te fasse confiance. Moi j’ai décidé : ok vous ne voulez pas m’accorder de sérieux sur vos plateaux TV, je vais créer mes propres contenus. J’ai ma plateforme, ma chaine YouTube, je vais créer et produire mes émissions. Je n’ai besoin de personne, je sais faire et c’est cette démarche que j’ai.

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